
Le Ministère de l’éducation nationale et nouvelle citoyenneté (MINEDU-ND) a publié, dans la nuit du 04 au 05 août, les résultats de l’examen d’Etat (Exetat) 2024-2025, deux jours après la fin de la session ordinaire dudit examen sur toute l’etendue du territoire national. Une publication qui fait jaser sur les réseaux sociaux et que d’aucun s qualifient de “précipitée” pour des calculs politiques et politiciens.
Des responsables des services techniques impliqués dans le déroulement de l’Exetat dénoncent une manœuvre orchestrée par la ministre sortante, Raïssa Malu qui, disent-ils, viserait à impressionner le Président de la République à la veille de la formation d’un nouveau gouvernement de la République. La même source indique que “les résultats on été falsifiés et publiés en violation du processus rigoureux qui a toujours encadré cette étape cruciale.”
“Le processus normal de publication des résultats est long et complexe. Il débute par le colisage et l’expédition des malles contenant les copies vers le Centre national de correction. Ensuite, les listes des agents de dépouillement sont publiées, suivies de l’arrivée progressive des malles, de leur vérification, du scannage des Items, de la correction (cette année prétendument assistée par l’intelligence artificielle), avant la tenue du jury national pour délibération. Ce n’est qu’après toutes ces étapes que les résultats sont validés et remis aux opérateurs pour publication”, précisent les experts de l’enseignement.
Au regard du processus emprunté, les techniciens font remarquer qu’aucune liste des agents n’a été affichée, les malles n’ont été reçues que partiellement, les bulletins ne sont pas parvenus aux écoles, et les E-13 (feuilles de pointage des élèves) sont toujours en transit. Ils constatent neanmoins que les résultats ont été publiés à la hâte, semant ainsi le doute sur leur fiabilité. Ils évoquent, par ailleurs, des incohérences flagrantes, notamment sur le code 73 qui, initialement attribué à la province du Tanganyika, est curieusement associé à un lauréat de la province du Kasaï oriental (école catholique du nom de Lycée Musungula).
À cet effet, des voix se lèvent en faveur de la dépolitisation de l’enseignement en République Démocratique du Congo. Elles invitent le Chef de l’Etat et la Première Ministre à s’impliquer pour sauver le système éducatif congolais et l’avenir des élèves qui est actuellement sacrifié pour des intérêts politiques de courte durée. La
Rédaction
