Ces derniers jours, en République Démocratique du Congo, l’une de grandes questions d’actualité est la signature et le dépôt au bureau de l’assemblée nationale des pétitions visant quelques membres dudit bureau. Vital Kamerhe, l’actuel Président de la chambre basse du parlement congolais, semble le plus recherché par les pétitionnaires.

Allié stratégique du président de la République, Félix Tshisekedi, et de l’Union Sacrée de la nation, le président de l’Union ationale congolaise (UNC) est assis sur une chaise éjectable. Kamerhe courirait donc le risque d’être dévitalisé par ses collègues députés de son prestigieux poste. “VK”, comme l’appellent ses proches, serait accusé par les représentants du peuple d’une gestion jugée “opaque et autoritaire” et d’une “prétendue collaboration avec les forces rebelles”, opérant à l’Est du pays depuis près de trois décennies.

Déposées et réceptionnées à l’assemblée par les animateurs de l’actuel bureau, les pétitions pourraient faire l’objet d’examen dans les prochains jours. Une séance plénière décisive a été convoquée au palais du peuple, par le premier-vice président de cet organe délibérant, et tenue ce mercredi 17 septembre. A l’issue de la plénière, une commission a été mise en place pour auditionner dans quelques jours les membres du bureau visés par les pétitions.

Les députés semblent déterminés à se débarasser des membres du bureau visés par les pétitions, renseignent des sources proches de cette institution. La grande cible de cette démarche serait Vital Kamehre. “A l’issue du processus, Kamerhe sera-t-il révitalisé ou dévitalisé de la présidence de l’assemblée ?”, s’interroge-t-on.

Jeanot Lubamba

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