
L’Université de Kinshasa (UNIKIN) n’a pas été épargnée par les récentes vagues d’inondations qui ont frappé la capitale congolaise à la suite des pluies successives. Des bâtiments universitaires se sont retrouvés partiellement submergés, perturbant les activités académiques et suscitant l’inquiétude parmi étudiants et personnel.
Les inondations ont causé des conséquences sur le campus. Plusieurs sources concordantes indiquent que les équipements informatiques et des documents pédagogiques, stockés au rez-de-chaussée, ont été endommagés. Situation qui a perturbé le rythme de la vie académique et entraîné la suspension des cours dans cet établissement universitaire public.
Préoccupé par la situation, le recteur de l’UNIKIN a tiré la sonnette d’alarme dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, lors d’une descente ce mercredi dernier sur le plateau des professeurs. « Les Maisons S (quelques logements des professeurs) sont menacées de destruction. Nous risquons de retrouver toutes les familles sans abri. Nous ne devons pas être oubliés parce que nous sommes excentrés. L’université forme les futurs cadres de ce pays. Nous lançons un cri pathétique pour que l’aide arrive rapidement et urgemment à l’UNIKIN », s’est exprimé le professeur Jean-Marie Kayembe Ntumba.
Le constat est sans équivoque, a conclu Antony Kikufi, chercheur à l’UNIKIN. « L’une des causes majeures des inondations à Kinshasa est l’urbanisation anarchique. L’occupation non réglementée des zones inondables, notamment les collines et les lits de rivière, rend Kinshasa particulièrement vulnérable », a-t-il déclaré.
Jeanot Lubamba
