
Ir Albert Baya Kolela est intervenu, le mardi 5 novembre 2025, pour s’exprimer sur le moratoire récemment instauré sur les motions de censure et de défiance par les institutions provinciales, sous la coordination du Cabinet du Président de la République, via son Directeur de Cabinet, M. Anthony Nkinzo Kamole.
« Le moratoire proposé ne doit pas être interprété comme une suspension du droit de contrôle des parlements », a déclaré M. Baya Kolela. Selon lui, il s’agit d’un engagement politique et moral temporaire, destiné à stabiliser la jeune gouvernance post-électorale et à recentrer l’action des institutions sur les urgences sociales. Le citoyen et Tshisekediste de conviction a rappelé que la Constitution de la RDC, notamment les articles 69 et 100 et suivants, garantit aux parlements un rôle fondamental de contrôle de l’exécutif, mais qu’elle appelle également à un usage responsable et constructif de ces mécanismes.
Structurant son intervention autour de trois points le respect de la Constitution, la stabilité institutionnelle et l’efficacité de l’action publique, M. Baya Kolela a insisté sur la nécessité que ce moratoire soit limité dans le temps, évalué régulièrement et qu’il produise des résultats visibles pour la population, notamment en matière de routes, d’eau, d’électricité, d’emploi et de sécurité. Pour lui, la paix institutionnelle ne prend tout son sens que si elle se transforme en paix sociale.
En conclusion, il a affirmé que ce moratoire doit être compris comme une stratégie de consolidation de la démocratie et non comme un instrument de blocage politique, et que le leadership des assemblées et des exécutifs provinciaux doit rester orienté vers le service public et non vers les intérêts égoïstes.
Floribert Nshimba
