
Le centre culturel Mgr Tharcisse Tshibangu Tshishiku de Ngandanjika accueille depuis ce jeudi, 30 octobre, la 5è édition du colloque interdisciplinaire de Ngandanjika, organisée par les Editions Ditunga, propriété de l’Asbl Projet Ditunga. Les travaux de ce colloque iront jusqu’au 1er novembre 2025.
21 professeurs d’universités congolais et étrangers réfléchissent sur « Les rêves congolais de développement : relecture de quelques expériences publiques et privées ». Président des Editions Ditunga, professeur abbé Cibaka Cikongo, a donné la conférence d’ouverture sur le thème « Voler ou travailler ? Un autre paradigme pour comprendre le Congo ».
Le paradoxe congolais et la culture du vol
Le conférencier a utilisé le concept « kleptoculture » pour désigner la culture du vol. Il a expliqué que du Congo-belge au Congo indépendant, le pays est resté marqué par un vol systématique de ses biens abondants en faveurs d’abord des puissances coloniales et ensuite des politiciens congolais, au détriment du peuple.
Cibaka Cikongo a fait savoir que ce vol systématique est dû au manque de qu’il a appelé « déficit d’hommes honnêtes ». Il a, à cet effet, énuméré sept lieux majeurs de la kleptoculture congolaise : fait colonial, fait néocolonial, héritage ancestral, école, religion, démocratie, et médias.
De la culture du vol à celle du travail
Le président des Editions Ditunga a proposé et encouragé la culture du travail (Kopoculture) en lieu et place de celle de vol qui a brillé depuis la colonisation à l’indépendance du Congo.
L’intervenant a proposé quelques solutions pour développer le Congo : redécouvrir la valeur et l’amour du travail, un nouveau leadership pour le vivre-ensemble, penser un Etat nouveau pour la 4ème République et proposer des châtiments contre le vol.
Jeanot Lubamba
