
La haute cour militaire de la République Démocratique du Congo (RDC) a condamné, ce mardi 30 septembre, l’ancien président à la peine de mort. Il est reproché à Joseph Kabila notamment trahison et participation à un mouvement insurrectionnel.
“À la question de savoir s’il y a lieu de retenir en sa faveur des circonstances atténuantes, à la majorité des voix de ses membres, la haute cour répond : non. En conséquence, elle condamne sans admission de circonstances atténuantes le prévenu à la peine de mort pour le crime de guerre par homicide intentionnel ou meurtre, à la peine de mort pour le crime de guerre par viol, à la peine de mort pour le crime de guerre par torture, à la peine de mort pour le crime de guerre par attaque contre un bien protégé”, a tranché la cour.
Et d’ajouter : ” Le prévenu est aussi condamné à la peine de mort pour apologie ou propagande des actes de crime de guerre, à la peine de mort pour trahison, à la peine de mort pour l’organisation d’un mouvement insurrectionnel, à quinze ans de servitude pénale principale pour complot. Faisant application de l’article 7 du code pénal militaire, elle prononce une seule peine, c’est-à-dire la plus forte, soit la peine de mort.”
Le président honoraire a également été condamné au paiement des dommages et intérêts fixés à plusieurs dizaines de milliards de dollars US à la partie civile et aux provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu. Lors du prononcé, la cour a confirmé que Joseph Kabila tenait à Goma et à Bukavu “de véritables réunions d’état-major pour la conduite des hostilités”.
Elle a également souligné que l’ancien président, qui a dirigé la RDC pendant dix-huit ans, procédait à des inspections dans des centres d’instruction des rebelles de l’AFC/M23. Selon la juridiction, malgré son statut de chef de l’Etat, Kabila aurait été le dirigeant incontesté de l’ensemble des mouvements rebelles ayant secoué le pays depuis la rébellion de Mutebusi.
Francky Kalala
