
Comme dans ses habitudes, le recteur de l’Université Officielle de Mbujimayi (UOM), a tenu un discours ce samedi 6 septembre 2025, à l’occasion de la cérémonie de collation des grades académiques et de clôture de l’année académique 2024-2025, organisée dans la salle de fête de l’hôtel Métropole du Kasaï.
Dans ce discours, le professeur abbé Cibaka Cikongo a retracé l’histoire de l’évolution de l’histoire de l’université à travers dix paradigmes pour prendre au sérieux l’univIersité. Il à fait savoir que cette histoire n’est pas un simple récit linéaire, mais une épopée faite de sueur, de sang et d’espoir. Il a aussi dressé une grille de lecture sur les défis surmontés, les conquêtes réalisées et les ambitions à venir.
Du paradigme du nom au paradigme de l’étudiant
Dans son intervention, le recteur a commencé par les paradigmes du nom et de l’immobilier, qui, respectivement, reflète l’identité institutionnelle mouvante selon les régimes presidentiels (de Mobutu à Tshisekedi) et est révélateur des conditions matérielles d’apprentissage et de résilience.
Evoquant le paradigme du gestionnaire, Cibaka Cinongo a souligné le rôle crucial du leadership visionnaire dans la croissance de l’UOM. Quant aux paradigmes de l’enseignant et de l’étudiant, il a expliqué qu’ils sont de véritables piliers de l’offre académique et du rayonnement intellectuel de l’université.
Du paradigme politique au paradigme de la communauté
Par rapport aux paradigmes de la politique et de la communauté, “ils ont permis d’élargir la perspective à l’environnement institutionnel et sociétal. Ils rappellent que le destin de l’UOM est étroitement lié à l’appui de l’Etat, mais aussi à l’engagement de la société civile”, a mentionné le recteur. Abordant le paradigme de la recherche, il s’est basé sur la quantité et la qualité des œuvres de l’esprit et de la production scientifique de ses professeurs et de ses chercheurs.
Dans le cadre du paradigme du partenariat, l’abbé Cibaka a évoqué les relations de l’UOM avec d’autres universités et d’autres institutions apparentées. Il est également revenu sur le paradigme de l’éthique, en mesurant son indice réel de paix face au fléau de la violence, d’honnêteté face au mal de la corruption, et de culture du travail face à la culture de la tricherie. “Le paradigme de la communauté, qui permet de relire l’histoire de notre université à partir des initiatives privées dont elle bénéficie de la part de la communauté locale ou nationale”, a-t-il conclu.
Floribert Nshimba
