
Le Directeur général de la Société Minière de Bakwanga (MIBA), André Kabanda, s’est vu empêcher l’accès à son bureau de travail ce jeudi 03 juillet. A la base de geste figure le syndicat, en colère, réclamant six mois d’arriérés pour les travailleurs dont la situation est de plus en plus piteuse.
« Dès la matinée, les syndicalistes et de nombreux travailleurs se sont rassemblés devant le siège administratif de la société. Ils ont bloqué l’accès aux bureaux, forçant le DG à faire demi-tour. Aucun incident majeur n’a été signalé, mais la tension reste palpable », confient quelques travailleurs de la société qui étaient sur place.
Ce mouvement de colère marque un point de rupture dans la relation entre le comité de gestion quotidienne de la MIBA et ses employés. Les grèves silencieuses et les sit-in sporadiques ont laissé place à une confrontation directe. Le syndicat dénonce l’inaction de la hiérarchie, mais aussi le silence des autorités nationales, en particulier du ministère des finances qu’on a vu distribuer des masses d’argent lors du dernier séjour du Président de la République à Mbujimayi.
Selon des sources qui se recoupent, la situation est devenue intenable à la MIBA : notamment, enfants déscolarisés, soins de santé inaccessibles. « Nous avons trop patienté. Six mois sans salaire, c’est nous tuer à petit feu », s’inquiètent lesdites sources. Face à cette nouvelle crise, les travailleurs appellent à une implication directe du Président de la République et du Premier Ministre. Ils exigent non seulement le paiement des arriérés, mais aussi une stratégie claire pour relancer la société ou envisager sa reconversion.
Henock Nshimba
